jeudi 28 janvier 2021

#opérationthéâtresouverts Sultana & Jann Halexander en concert au R.K Studio le 30/01/2021, de 15h à 16h


 

#opérationthéâtresouverts Dans le cadre de l'opération 'Théâtres Ouverts', Sultana et Jann Halexander chanteront au R.K Studio, Paris 12, le 30 janvier. Laurent Rochut, directeur de la Factory à Avignon a lancé un appel national à une opération 'Théâtres ouverts' le samedi 30 janvier : dans le strict respect des normes sanitaires, les théâtres et l'ensemble des lieux culturels ouvrent de 15h à 16h, pour protester contre leur fermeture imposée par la politique gouvernementale, sans justification solide. Cette fermeture prolongée a des conséquences terribles sur le monde de la culture. De plus en plus de théâtres et de collectifs ont répondu à l'appel. La chanson n'est pas en reste : Sultana et Jann Halexander s'exprimeront sur la période que nous traversons, chanteront et liront des textes. Seront également présents Bertrand Ferrier et Michael Bond.

communiqué transmis l'équipe du Label TH, Paris

jeudi 7 janvier 2021

#Partage Tita Nzebi 'Mè [je] suis' , personnel et universel... (le mot de Jann Halexander)


#pouvoirdesmots #Gabon Quand j'étais adolescent à Libreville, j'apprenais le piano au conservatoire Maurice Ravel en face de l'université Omar Bongo. Dans le même lieu, au sous-sol, j'apprenais aussi la sculpture avec Maître Konongo, grand sculpteur de la pierre de Mbigou, extraite de la ville de Mbigou, une petite ville au sud de Gabon, dans la province de la Ngounié, une région au climat plus tempéré que le reste du pays. J'ai sculpté un petit livre, symbole de la connaissance, et un lapin (exercice primaire, car il fallait encore plus d'expérience pour faire un éléphant ou une girafe). Ces sculptures m'ont suivi en France, chez ma grand-mère maternelle, d'abord, où j'ai vécu mes premières années d'étudiant, à Angers, puis dans mon petit studio dans le quartier de la Doutre, toujours Angers. Je les mettais bien en vue. Les ami-e-s qui venaient me posaient du coup des questions. Et alors j'étais fier de dire que c'était taillé dans une pierre particulière, propre au Gabon et je faisais un mini exposé sur le pays. N'allez pas croire que j'ai une relation facile avec le pays natal, il n'en est strictement rien. Il y aurait beaucoup de critiques à formuler envers la société gabonaise comme n'importe quelle société. Mais il y a avait des symboles forts, positifs, et ces sculptures taillées dans la pierre locale en faisaient partie.

Ces sculptures sont chez mes parents. Et de mon côté, dans ma petite maison rustique de province, quand les invités rentrent, ils peuvent maintenant voir sur le piano le livre 'Mè [je] suis' de la chanteuse et désormais également écrivaine Tita Nzebi. Et je suis fier de leur parler de cet ouvrage, donc du Gabon, de l'essence positive de ce pays méconnu. Ou trop connu pour les mauvais aspects. Elle raconte à partir de son expérience personnelle, depuis son enfance, la société gabonaise sur laquelle elle pose un regard de sociologue, d'anthropologue, de philosophe. Un regard à la fois critique et tendre, qui ne perd jamais de vue la complexité de ce pays. Dans chaque nation, il existe une proportion de gens, assez considérable, qui voudrait réduire l'immensité du monde à son petit point de vue, à son horizon étriqué. Incapable de penser l'immensité du monde tel qu'il est, la diversité du monde tel qu'il est, cette proportion de gens se construit son monde à partir d'une idéologie choisie. Et pourtant la complexité est belle. Tita Nzebi puise dans son enfance pour raconter l'universel. Car après tout elle rappelle qu'il ne faut pas oublier son enfance, bonne ou mauvaise. Sans démagogie, en rejoignant l'universel, l'écrivaine nous rappelle que nous sommes tous liés par notre humanité. Aussi n'importe qui, indépendamment de ses origines culturelles, sociales, de sa couleur de peau, de son orientation etc peut se reconnaître dans son livre : la femme d'affaire de Moscou, le designer de San Francisco, le pêcheur d'Okinawa, l'aborigène de Camberra, le petit commerçant de Maputo.
J'ai eu l'honneur de lire ce manuscrit avant publication. Je suis fier de savoir le livre chez moi. Je suis heureux d'en parler et encore plus si même une personne, en me lisant, se le procure. La culture est partage.
Jann Halexander

jeudi 17 décembre 2020

#Portrait... Le temps qui passe...merci à Emma Valleran

 


#art...La reconnaissance ne peut pas être réduite à une obsession de l'ego. La reconnaissance est la confirmation qu'on apporte, en tant qu'artiste, quelque chose aux gens, qu'on est utile. Parce que je souhaite l'art utile, essentiel- j'ai coupé quelques relations sans regret cette année avec des personnes qui pensaient que l'art n'est pas essentiel, à ce moment-là, alors nous n'avions plus rien à nous dire. Je traduis avec mes mots les vies des autres, les joies, les peines. Quand la rencontre avec le public a lieu, alors je me dis : ce n'était pas vain.

Aussi, j'ai été ému quand j'ai reçu ce portrait par Emma Valleran. Je m'y suis reconnu avec mes failles, mes déterminations, j'ai même reconnu des gens de ma famille à travers le regard. C'est un privilège d'être dessiné par des artistes .Il s'agit de la troisième fois. Comme c'est un privilège d'être cité dans des ouvrages variés, comme j'en ai la surprise chaque année. C'est un privilège que vos présences, même lointaines. C'est une aide à vivre morale forte, puissante. De quoi est fait demain ? Nous l'ignorons. Mais ce portrait, les mots que je reçois, les coups de fils sont une aide pour le présent, dans cette année folle, pleine de rebondissements, une année où aussi - et je ne suis pas le seul évidemment-, des proches, des amis de toujours ont disparu. Vous pouvez découvrir les oeuvres aux crayons de couleur de Emma Valleran sur instagram, allez-y, c'est de toute beauté...
Jann Halexander

mardi 3 novembre 2020

#Préface Quand Alain Pozzuoli signe la préface du spectacle 'Revivre' de Jann Halexander le 5/10/2020 au Théâtre Michel


#Préface Merci à Alain Pozzuoli qui a signé la préface du spectacle 'Revivre' de Jann Halexander au Théâtre Michel le 5 octobre dernier.

Jeff Bonnenfant & Monique Hottier
Label TH
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JANN HALEXANDER
Singulier et atypique, tels sont les deux meilleurs mots pour qualifier la personnalité du chanteur franco-gabonais, Jann Halexander. Né en 1982, à Libreville, voilà dix-sept ans qu’il écume les villes de France et de l’étranger (Belgique, Allemagne,) en promenant son répertoire dans les salles les plus diverses : cabarets, salles de concert ou salles des fêtes. Grandes ou petites, il est certain de trouver son public sans avoir besoin de passer par la case télévision formatée. Le buzz il le fait tout seul, sur internet et par le bouche à oreille, sans scandale, sans passage obligé sur les canaux traditionnels du show-biz.
Ses références ont pour noms Jean Guidoni, Anne Sylvestre, mais aussi le style cabaret des années 30, et pour son spectacle-anniversaire il a convoqué autour de lui quelques amis (Bertrand Ferrier, Veronika Bulycheva) pour reprendre pour la plus grande joie de son public ses titres les plus fameux : 'Le Poisson dans mon assiette', 'Aucune Importance', 'C’était à Port-Gentil' et bien sûr de nouveaux titres.
Jann Halexander est la preuve vivante et rassurante qu’en dehors du cirque médiatique habituel, il y a une vie pour les artistes non formatés et une carrière longue !
Alain Pozzuoli, écrivain, auteur du 'Dictionnaire des yéyés à l'usage des fans'